Tous saints

Puisque personne n'est nul autre, le chemin de sainteté de chacun ne peut être que personnel, même si tous et chacun s'inspirent d'un tel ou untel qui nous a précédés. Il ne s'agit pas d'imiter dans leur matérialité historique et culturelle ceux qui ont vécu avant nous.

Les gens d'avant n'ont pas eu plus de chance que nous. Ils n'ont pas bénéficié de grâces dont nous serions privés : ils ont vécu et essayé d'être témoins en fonction de leur éducation, leur spiritualité, leur charisme, dans l'époque qui était la leur.

Ce n'est pas la reproduction de leur modèle que nous devons viser, mais leur chemin de conversion qui doit pouvoir nous inspirer ; puisqu'ils ont répondu à cet appel "suis-moi" avec le matériau qui les constituait, le même appel nous est adressé et nous devons voir comment nous pouvons répondre, à notre plac et dans notre temps.

Qu'est-ce que cette sainteté, sinon la plénitude d'amour dans la relation au Christ et au prochain, dans le cadre de vie qui est le nôtre entre désir et fragilité, enthousiasme et limite ? Cette constatation de notre pauvreté doit nous donner l'intense désir, qui devient grâce, de nous laisser enrichir de la richesse du Christ qui s'est fait pauvre afin de se faire proche de chacun.


Père Jean-Charles BARBOURE

PS : Prenez connaissance, à l'intérieur de cette feuille d'information, de l'appel de la Toussaint !



Evangile du jour : Matthieu 5, 1-12a

19:00 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Editorial

Ce dimanche, la liturgie de l’Eglise nous propose de méditer sur la création de l’humanité et sur son devenir.  Elle nous donne de contempler le mystère de l’Eglise au travers du projet de Salut que Dieu porte sur ses créatures.

Le livre de la Genèse nous rapporte la création de l’homme et de la femme.  « Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l'homme s'endormit. Le Seigneur Dieu prit de la chair dans son côté, puis il le referma. Avec ce qu'il avait pris à l'homme, il forma une femme et il l'amena vers l'homme ».  Saint Augustin relit de manière allégorique ce passage de l’écriture à la lumière de la mort du Christ en croix. Le premier Adam s’était endormi dans le jardin pour que de son côté Dieu puisse tirer Eve. De même, le nouvel Adam s’endort sur la croix, pour que de son côté ouvert par le coup de lance, Dieu puisse former l’Eglise, la nouvelle Eve, la mère de tous les vivants.

Sur la croix, par le don de sa vie, le Christ nous enfante à la vie nouvelle. L’eau et le sang qui coulent de la plaie de son côté sont vus comme la source de l’Eglise et des sacrements par lesquels elle communique la vie aux enfants de Dieu. C’est ce que nous célébrons dans chaque eucharistie. Tout est rassemblé dans l’offrande du Christ : notre création et notre rédemption. C’est ce grand mystère que nous fait méditer l’épitre aux Hébreux : « En effet, puisque le créateur et maître de tout voulait avoir une multitude de fils à conduire jusqu'à la gloire, il était normal qu'il mène à sa perfection, par la souffrance, celui qui est à l'origine du salut de tous. Car Jésus qui sanctifie, et les hommes qui sont sanctifiés, sont de la même race ; et, pour cette raison, il n'a pas honte de les appeler ses frères. »



Père Sylvain BRISON

Evangile du jour : Marc 10, 2-16

20:29 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

L’Église, un peuple de prophètes

Ce samedi 26 septembre, notre archevêque Mgr André Vingt-Trois a réuni à Notre-Dame prêtres, diacres et membres des conseils pastoraux de toutes les paroisses de Paris. Pourquoi ? Pour que puisse se réaliser le souhait de Moïse : «Ah ! Si le Seigneur pouvait mettre son Esprit sur eux, pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! (1ère lecture). À la Pentecôte, envoyé par le Père à la demande du Fils, l’Esprit a inondé l’Église, et les apôtres se sont mis à parler. Ainsi, tous, quels que soient nos dons et nos capacités, nous avons été faits, par notre baptême, disciples du Christ, porte-parole de la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu pour tous les hommes et du salut qui leur a été offert par la mort et la Résurrection du Christ.

Porte-parole, c’est cela un prophète ; et nous avons à le devenir toujours plus par notre exemple d’abord, c’est-à-dire par une vie menée avec le Seigneur selon l’Évangile, et par notre parole : «Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous (1 P 3, 15).

Ne nous préoccupons pas, comme Jean dans l’évangile d’aujourd’hui, de ce que d’autres font du bien, peut-être au nom de leur foi, et même de la foi en Jésus, sans être de nos groupes d’Église. Tant mieux, réjouissons-nous, n’ayons pas l’esprit de chapelle. Appelons plutôt sur nous l’Esprit de Pentecôte. Demandons-nous ce que, avec la grâce du Seigneur, nous avons à changer en nous pour devenir davantage signes et témoins du Christ. Et toute l’Église correspondra alors à sa mission : être un peuple de prophètes.


Père Bruno Laurent

Evangile du jour : Marc 9, 38-43.45.47-48

19:00 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Le serviteur de tous


Jésus annonce sa passion. Les disciples ne comprennent pas. Ce n’est pas étonnant puisqu’en chemin, ils avaient parlé entre eux pour savoir qui est le plus grand. Ils pensent à leur intérêt. Ils misent sur Jésus. S’il devient roi, ils seront ses ministres. Quelle leçon d’humilité ! Ce détail peu glorieux aurait facilement pu être passé sous silence.

Jésus à l’inverse ne pense pas à lui. Il est prêt à perdre beaucoup pour que les autres gagnent. Il refuse d’être acclamé comme roi. Comment suivre cette logique si étrange ? « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ». Nous sommes souvent étonnés qu’une grande partie du peuple juif n’ait pas reconnu Jésus comme le Messie attendu, il y a environ deux mille ans. Mais, n’aurions nous pas oublié de nous émerveiller du succès des apôtres ? L’Evangile a été annoncé sur les cinq continents, alors qu’au départ même les apôtres ont eu du mal à croire en Jésus mort et ressuscité pour nous sauver.

Jésus a été source de division en son temps. Il l’est encore aujourd’hui. La venue de Jésus renvoie à une question plus vaste : à quels signes reconnaît-on le Messie ? Cela reste le grand sujet de désaccord entre juifs et chrétiens. Et pourtant Jésus est aussi celui qui rapproche les juifs et les nations comme le montre saint Paul dans l’épître aux Romains (Rm 11). Il compare les grecs et les romains devenus chrétiens à des branches d’olivier sauvage, greffées sur l’olivier franc, qui est le peuple d’Israël. Il ajoute : « ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte ». Le concile Vatican II a rappelé ce lien spirituel qui unit les chrétiens au peuple juif. C’est seulement par Jésus que toutes les nations peuvent être greffées sur la racine. Avec la conviction que Dieu continue d’aimer le peuple à qui il a parlé en premier, l’Eglise nous invite à manifester notre estime et notre amitié pour le peuple juif à l’occasion de la fête de Roch ha Shana (nouvel an juif). Benoît XVI, lors de sa visite en Terre Sainte, invitait juifs et chrétiens à se « rapprocher les uns des autres comme les branches d’un même olivier, nourris par les mêmes racines et unis dans un amour fraternel ».


Père Michel BERNARD

Evangile du jour : Marc 9, 30-37

19:00 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

« Passons sur l’autre rive »

Voilà l’une des paroles les plus accessibles et les plus symboliques du Christ dans son enseignement. Nous avons tous des lacs à traverser (le bac, l’éducation des enfants, un déménagement, une épreuve…). La question spirituelle est la suivante : « Savons-nous que Jésus est embarqué avec nous » ?
La différence entre le croyant et le non croyant est là : Pour ramer dans les difficultés de la vie, nous croyons que Jésus est avec nous. Le non croyant rame seul ! Jésus n’a pas dit à ses disciples « passez », mais « passons ». Et s’il reste discret, voire absent des évènements, c’est parce qu’il a choisi de se reposer : « Lui dormait » ! Il dort parce qu’il se repose sur ceux en qui Il a mis sa confiance. Il se repose pour que les hommes apprennent à diriger leur vie dans sa confiance. Il fait confiance en ceux à qui il confie une barque, une vie, une famille, une communauté, un engagement. Ce que nous appelons « la foi » est notre réponse à cette Confiance inouïe car disproportionnée. Qui peut résister aux tempêtes ?
L’Evangile nous dit qu’il y a des tempêtes qui font couler. Mais si nous faisons appel à Celui qui est plus fort que ce mal et qui s’est embarqué avec nous, nous serons sauvés ! Le Christ parle au vent comme il parlera à la mort « silence, tais-toi ». Et le calme se fait.
Cette expérience est baptismale. L’Eglise est ici baptisée dans le sommeil (la mort) et le réveil (Résurrection) du Christ. Comme chacun de nous l’est. Vivre, c’est Lui faire confiance.


Père Philippe Marsset

Evangile du jour : Marc 4, 35-41

19:58 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

LA TRINITE, ACTE ETERNEL D’AIMER

Feuilletez tout le Nouveau Testament, vous n’y trouverez pas le mot « Trinité ». Il a fallu bien du temps, il a fallu attendre le 3ème siècle, pour que les communautés chrétiennes et les théologiens de l’époque inventent ce mot pour essayer de rendre compte du mystère de Dieu. Parler de mystère, c’est dire que Dieu est infiniment plus grand, dépasse absolument toutes les idées qu’on peut se faire pour penser à lui. Ou plus précisément que témoigner de Dieu est d’un autre ordre que celui de la réflexion intellectuelle (même si celle-ci peut y trouver sa place).
On ne peut être introduit dans ce mystère de Dieu que par une expérience profonde de ce qu’est l’amour. Pour cela il nous faut d’abord regarder et contempler l’expérience qui fut celle de Jésus. Il emploie peu souvent le mot de « Dieu ». Pour en parler il dit « le Père », ou mieux encore « mon Père », en ajoutant parfois « et votre Père ». Jésus manifeste ainsi qu’il est « le Fils ». Tout ce qu’il est, il le reçoit du Père. « Celui qui m’a vu a vu le Père… Je suis dans le Père et le Père est en moi » (Jn 14,9-10). Le Père aime le Fils et le Fils aime le Père. « Le Père m’a aimé… j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père et je demeure dans son amour » (Jn 15,9 & 10). « Dieu est amour » (1 Jn 4,8), Dieu est acte éternel d’aimer, de donner, de se donner. Cet acte, ce don réciproque entre le Père et le Fils, est leur vie, leur souffle, l’Esprit, l’Esprit Saint.
Tout « cela » Jésus l’a « traduit » dans son existence humaine. Chaque fois, entre autres, qu’il était sur « la montagne ». Pour résister au tentateur : « C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, c’est lui seul que tu adoreras » (Mt 4,10). Pour instruire la foule et ses disciples : « Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5,3). Pour prier après la première multiplication des pains (Mt 14,23). Pour nourrir (deuxième multiplication des pains) la foule : « J’ai pitié de cette foule » (Mt 15,32). Au moment de la Transfiguration : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour… » (Mt 17,5). Surtout Jésus l’a manifesté jusqu’à l’extrême dans sa mort sur la croix dont il a fait un acte d’amour – « Père, entre tes mains je remets mon e(E)sprit » (Lc 23,46) – donc, pour lui, un acte de vie, de sa vie, qui ne pouvait déboucher que sur la vie, la Résurrection. Jésus nous emporte dans cette vie, cet Esprit, cet amour, dans ce don total de lui-même au Père – « Vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous » (Jn 14,20).
Notre vie de croyants, de chrétiens, de disciples du Christ est donc comme la sienne, dans l’Esprit. « L’Esprit que vous avez reçu fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l’appelant : ‘Abba !’ » (Rm 8, 14). La Trinité, pas une construction intellectuelle, mais l’identité même du Dieu vivant.

Père Philippe MAIRE


Evangile du jour : Matthieu 28, 16-20

19:31 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

La Pentecôte est le temps de la Confirmation.

La confirmation, au sens sacramentel, nous donne une mémoire et une maturité spirituelles. L’Esprit Saint nous fait exister dans ces deux relations : au Père et aux hommes : Il nous donne la mémoire de Dieu (nous ne sommes pas des êtres anonymes, l’Esprit nous fait appeler Dieu « Abba ») et Il nous donne une maturité pour vivre dans la foi, dans l'amour au milieu de nos frères. L’Esprit nous fait ainsi demeurer dans la famille de Jésus, le Fils Bien-aimé du Père en faisant de nous des adultes dans la foi. C’est cette confirmation là que reçoivent à Notre Dame de Paris, 13 adultes de notre paroisse au milieu de 200 autres Parisiens.

La Pentecôte est aussi le temps de la confirmation de la mission de l’Eglise. Petite Eglise de Jérusalem devenue grande Eglise mondiale, elle est donnée au monde comme lieu de témoignage du Christ Ressuscité. A Jérusalem, l’Eglise reçoit sa vocation d’être le Buisson Ardent de la présence de Dieu (avec ses flammes qui reposent sur chacun). L’Eglise actualise la Présence du Ressuscité. En elle se cache la vie de l’Esprit qui dit Dieu, son Fils et sa victoire sur le mal et la mort. En elle réside la vie sacramentelle qui nous donne le Christ.

La Pentecôte est aussi le temps où nous nous rappelons notre origine divine. Dieu nous a créés à son image (Genèse) et cette image de Dieu en nous, c’est ce souffle (Ruah) qui nous identifie et nous distingue de tout le reste de la création. Ce Souffle (st Jean dira qu’il est vent et qu’il souffle où il veut) est la grâce de pouvoir prier et parler à Dieu. Aucun animal ne reçoit cette mission, c’est la nôtre : parler à Dieu (prier) et bien parler de Dieu. Et c’est l’œuvre de l’Esprit en nous. Avoir une vie spirituelle chrétienne, c’est laisser cette œuvre se déployer en nous, dans le mystère de l’Eglise.

« Oui je vous confirme, nous avons bien une sacrée Présence d’Esprit en nous ».


Père Philippe Marsset



Evangile du jour : Jean 15, 26-27 ; 16, 12-15

19:00 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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« Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m’as donné en partage, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes… Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité. »

Jésus prie son Père de nous garder dans la fidélité à son nom !

Une fidélité qui nous place dans une communion filiale avec Dieu, communion en vérité de l’Amour et de la charité, communion dont l’Eglise expose le reflet au monde.

Afin d’être consacrés dans cette vérité, il nous faut le don de l’Esprit Saint. Entre Ascension et Pentecôte notre prière peut se faire insistante auprès de Dieu. Qu’il fasse surgir sur nous une nouvelle Pentecôte pour que nous soyons toujours plus habités par l’Esprit de sainteté.

« Nous reconnaissons que nous demeurons en lui, et lui en nous, à ce qu’il nous donne part à son Esprit. »

Il s’agit de recevoir cet Esprit qui unit le Père au Fils et le Fils au Père dans une relation unique de communion, sans confusion ni distance. Le feu de l’Esprit Saint irradiait déjà le visage du Christ sur le Thabor comme au matin de Pâques ! Ce don de l’Esprit Saint ne nous sépare pas du monde mais nous introduit dans un rapport renouvelé avec lui, osons dire transfiguré ! La nomination de Dieu en Jésus Christ nous fait reconnaître en lui la source de tout amour et de tout engagement véritable.

Le risque serait de vouloir rester dans un cocon chaud, un entre-nous cotonneux où le monde nous devient extérieur et étranger. En suivant le Christ dans la lumière de sa Pâque, nous sommes appelés à reconnaître la vérité de ce que nous sommes, enfants du Père. Non pas une vérité subordonnée à nous-mêmes ou à nos propres capacités, mais à la vérité même de Dieu manifestée en son Fils.

Quelle est cette vérité ?

Dieu est amour ! Rien de moins ! Le don de l’Esprit Saint nous établit ainsi dans une élection divine pour devenir apôtre, disciple bien-aimé du Christ invité à témoigner de la Bonne Nouvelle du Salut autour de nous.

« De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, consacrés par la vérité. »

Père Olivier PRAUD

 

Evangile du jour : Jean 17, 11b-19

19:17 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Le grand commandement

A l’heure où Jésus passait de son monde à son Père, il laissait à ses disciples l’héritage promis. Il était venu dans le monde pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance… Quelques heures avant de vivre son mystère pascal, le Christ ne nous donne pas 613, même pas seulement 10, mais un seul : celui qui dit toute sa vie : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». La loi de Moïse demandait d’aimer son prochain comme soi-même. Ce premier devoir dans l’amour était déjà pour l’homme une vraie révolution. Il fallait commencer d’abord par s’aimer soi-même pour pouvoir aimer son prochain au moins aussi bien. Jésus lui est plus exigeant, car l’amour est exigeant. La mesure de l’amour n’est plus moi-même, mais le Christ lui-même. Quel défi ! Aimer mon prochain comme le Christ nous a aimés tous les deux !
L’amour que le Christ a pour chacun de nous s’atteste dans sa mort et sa résurrection : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ».  Aimer va jusque-là. Il n’a pas dit comme un romantique : « es-tu prêt à donner ta vie pour celui que tu aimes ? ». L’amour ne se suffit d’un « être prêt », il exige le don car il n’est que don. Sommes-nous capables d’aimer au point de nous donner à ceux que nous aimons, ou que nous sommes appelés à aimer ?
Cette question se trouve aujourd’hui au cœur de notre vie. Et en cette saison, où les mariages vont se faire de plus en plus nombreux, en ces jours où nous célébrons les premières communions, les professions de foi et les confirmations, en ce dimanche où nous célébrons l’eucharistie, nous recevons jour après jour, la force de l’Esprit pour entrer plus profondément dans cette loi de l’amour. Dans la joie de ce temps pascal qui durera jusqu’à ce que le Seigneur vienne, aimons avec courage et persévérance dans la force de Dieu.

Père Sylvain BRISON


Evangile du jour : Jean 15, 9-17

19:00 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments.

Dommage qu’à Paris les dernières vignes ne poussent que sur la colline de Montmartre et non sur celle de Montrouge ! Nous aurions pu regarder et apprendre ensemble comment se cultive et croît le Royaume de Dieu ! A défaut, lisons et méditons le 4ème Evangile.

Le Seigneur Jésus insiste sur le fait d’être branchés à lui, condition sine qua non de la possibilité de notre foi. Et également condition ultime d’existence de l’Eglise : non pas sa survie, mais bien sa croissance et son développement. C’est à ce prix que nous donnons des fruits, de beaux fruits. Ceux que nous appelons « néophytes », les baptisés de Pâques, l’attestent. Leur présence rayonnante au sein de nos communautés est un motif légitime de joie, de fierté et d’espérance.

N’ayons pas peur de profiter des 50 jours que nous confie la liturgie pour célébrer dignement et largement la fête pascale. Ne réduisons pas le temps du Ressuscité à deux semaines de congés scolaires !

Oui, nous appartenons à une Eglise toujours en croissance. Elle est vivante, animée par l’Esprit du Dieu vivant, et c’est pourquoi elle n’échappe pas aux crises de croissance. L’arrivée de Paul, le persécuteur converti, dans la jeune communauté de Jérusalem vient nous le rappeler. Le Père, vigneron patient et aimant, émonde et soigne en temps voulu, afin que la vigne produise en abondance, pour la gloire de Dieu et le salut des hommes.



Emmanuel FONTAINE, diacre.


Evangile du jour : Jean 15, 1-8

19:00 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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