« Saint Pierre de Montrouge comme vous ne l'avez jamais vu ! | Page d'accueil | Feuille paroissiale du 21 février 2010 »

Gare au magique malin

La sécularisation (vocabulaire et attitudes vidés de leur sens religieux) a conduit la société à avoir recours, en particulier dans le domaine sportif à enjeux internationaux, à grand renfort de médiatisation outrancière, à la divinisation d'une personne suite à une course, un but, un tir, un saut... magique !
Autrement dit, le divin n'est saisi, perçu, que d'autant que la magie a opéré et ainsi, après l'épreuve, il nous est annoncé qu'un nouveau dieu est né.

L'Ecriture se situe à des années lumières de cette conception. Dieu ne recourt pas au magique pour être perçu comme Dieu, il respecte dignité et liberté des personnes ; aussi Il ne les séduit pas et ne les oblige pas.
Jadis déjà, Il avait laissé le premier fils, Adam, faire l'expérience de la désobéissance, séduit par la magie du Malin qui lui assurait de devenir un dieu.
Puis le second fils, Jésus, fait l'expérience de l'obéissance, ne se laissant pas entraîner par le Malin magicien qui voudrait tester sa divinité.

Le propre du caillou est de ne pas devenir de la farine. L'ambition humaine est de posséder toujours plus. L'apesanteur possède ses lois qui ne se contournent pas.

Nos principales tentations se trouvent ici. Jésus nous apprend à ne pas y succomber.

Entreprenons le voyage du Grand et Saint Carême dont le terme est Pâques. Nous pourrons voir alors quel est le dieu digne d'intérêt ; celui qui fait rêver ou Celui qui aime ?


Père Jean-Charles Barboure


Evangile du jour Luc 4, 1-13

21:39 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note