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« Je sais que mon libérateur est vivant. Je verrai Dieu »
« Je sais que mon libérateur est vivant. Je verrai Dieu. » Livre de Job 19/25-26. Voilà ce que nous dit Job après une longue « galère ». Nous percevons des échos de celle-ci dans la première lecture : « Vraiment la vie de l’homme est une corvée. Il fait des journées de manœuvre…Je ne compte que des nuits de souffrance…Ma vie n’est plus qu’un souffle ». Si l’homme biblique n’a pas de réponse à la question du mal, du moins est-il persuadé, avec Job et en regardant Jésus, que Dieu est du côté de l’homme dans son combat contre le mal. Le discours de Job accablé par la misère et s’interrogeant sur sa destinée retentit à nos oreilles comme un texte très actuel. Il nous aide à comprendre que ce n’est pas la faute qu’il faut chercher, avec un coupable, Dieu ou homme, c’est la guérison et le salut, dans la personne du Christ : « Je sais moi que mon libérateur est vivant. Je verrai Dieu. » Le désir de Jésus que nous trouvons dans l’évangile de saint Jean résonne dans ce sens : «Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance »
En regardant Jésus vivre comme nous le permet l’évangile de ce jour, nous percevons comment ce désir s'exprime par des actes : « La ville entière se pressait à la porte. Il guérissait toutes sortes de malades. » Là se trouvait le signe de la Bonne Nouvelle qu’il venait proclamer aux proches et aux lointains dans la Galilée des nations païennes. Proclamation et action rythment tout son parcours. Il ne se laisse pas détourner par ceux qui voudraient le garder, le prendre pour ainsi dire. « Partons ailleurs pour que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle , c’est pour cela que je suis sorti.»
Saint Paul, que nous écoutons aussi aujourd’hui, est dans la même veine, dans le même Souffle : « Frères, si j’annonce l’Evangile (bonne nouvelle) c’est une nécessité qui s’impose à moi ; malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile. Je ne le fais pas de moi-même, je m’acquitte de la charge que Dieu m’a confiée »
La misère des hommes, proches ou lointains, la nôtre peut-être, nous touche au plus profond. Nous sommes en marche vers Pâques, même si le carême n’est pas commencé. Les catéchumènes qui font leur entrée en catéchuménat à la messe de 11h de ce jour sont là pour nous le rappeler. Ils recevront le baptême à la Vigile Pascale. Nous célébrerons la victoire du Christ sur la mort, son Passage vers la vie. Là est le cœur de l’Evangile que nous avons à vivre et à proclamer dans la mouvance de saint Paul. Célébrant l’Eucharistie, nous le rappelons.
Nos frères les hommes nous attendent. Ne nous dérobons pas.
Que l’espérance pascale habite nos cœurs et éclaire nos vies.
Père Michel Guittet
Evangile du jour : Marc 1, 29-39
19:08 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


