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D'Isaïe à Jésus, en passant par Jean.

Le Seigneur fait parler le prophète : "Yahvé m'a oint". Selon la tradition israélite, les seuls oints sont le roi et le grand prêtre. Sans s'étendre dans le détail, ni d'une époque ni d'un lieu, ni d'un nom, Isaïe fait parler l'envoyé de Dieu, qui apporte la bonne nouvelle, panse les coeurs blessés, ramène les déportés, libère les captifs, console les affligés. Et au-delà de ceux qui, en premier lieu, peuvent se sentir concernés - les israélites en exil - le projet du Seigneur s'étend aux gens d'ailleurs, aux fils d'étrangers, à toutes les nations.

Or, lorsque nous lisons l'Evangile, nous voyons Jésus en permanence annoncer la Bonne Nouvelle, consoler les affligés, libérer les pécheurs, se pencher sur les malades et les morts, ce que ne faisaient pas les rois et les prêtres de jadis. Il appert donc que pour Isaïe, il y avait quelqu'un qui devait venir dans la suite des temps...

Lorsque ces temps furent accomplis, nous trouvons le Baptiste en Transjordanie, (au-delà du Jourdain), donc côté arabique, lieu du  paganisme, portant le salut à sa pleine dimension de joie et de bonheur pour tous les hommes de la race humaine (et non pour quelques-uns). Ce qui avait été annoncé vétéro-testamentairement, s'élargit néo-testamentairement à toute l'humanité parce que le seul oint dont elle ait besoin est le Christ que Dieu fait germer pour tous les peuples.

Si déjà Isaïe se réjouit, que le futur Messie de Dieu se réjouisse ! Qu'une pudeur mal placée ne nous empêche pas de nous réjouir que Dieu ait  daigné venir chez nous.

Père Jean-Charles BARBOURE

Evangile du jour : Jean 1, 6-8.19-28

19:35 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note