samedi, 28 juin 2008
La source de la foi
La profession de foi de l’Apôtre Pierre à Césarée de Philippe, dans l’Evangile d’aujourd’hui, est la matrice de l’expérience de la foi qui doit devenir nôtre.
Questionné par le Christ, Pierre expérimente dans sa réponse ce que veut dire « croire » pour un disciple. Croire, ce n’est pas redire ce que pensent les hommes, c’est être saisi par le mystère et la personne du Christ.
Pour faire vivre cette expérience aux 12, Jésus les emmène au pied de l’Hermon, au Nord d’Israël, dans un lieu totalement païen : Césarée de Philippe. C’est là que se trouvent les sources du Jourdain, ce fleuve de vie qui irrigue la Géographie et l’Histoire Saintes. Là se trouvent cachées les cataractes du Jourdain (à Dan, précisément). Jésus emmène sa première Eglise dans ce lieu pour leur faire découvrir la foi comme une source jaillissante qui les transcende complètement. Une source qui ne vient pas d’eux, merveilleuse. Un psaume dit « A la source d’Israël, il y a Dieu »
La foi irrigue la vie, comme le Jourdain donne la fertilité.
La foi est une découverte que chacun peut faire, s’il prend le temps de suivre le Christ. Pas forcément longtemps, mais là où Il veut les emmener.
La foi est un jaillissement dans un monde païen, elle est cachée en chacun, à l’intérieur de nos paganismes comme un appel irrésistible de la Vérité qui rend libre.
La foi est une relation qui ne peut durer que si elle s’établit sur un Corps qui l’authentifie : « Tu es Pierre et sur cette pierre…. »
La foi n’est pas intuition personnelle, elle est au-delà d’un acte d’admiration du Christ : une expérience d’Amour qui permet à celui qui reniera Jésus de se savoir quand même sauvé et aimé de Celui qu’il trahira. La foi est Révélation d’un Amour de salut, sans mesquinerie.
La foi, c’est savoir qu’on est un mini-croyant, mais que notre mère Eglise nous éduque pour nous indiquer toujours qui est notre Père, puisqu’elle nous donne le Fils Unique. C’est toujours la mère qui affirme qui est le père !
La foi, ce n’est pas croire que l’on sait, c’est savoir qu’on a besoin de l’Eglise pour rester croyant !
Père Philippe Marsset, 20 ans de sacerdoce
Evangile du jour : Matthieu 16, 13-19
Questionné par le Christ, Pierre expérimente dans sa réponse ce que veut dire « croire » pour un disciple. Croire, ce n’est pas redire ce que pensent les hommes, c’est être saisi par le mystère et la personne du Christ.
Pour faire vivre cette expérience aux 12, Jésus les emmène au pied de l’Hermon, au Nord d’Israël, dans un lieu totalement païen : Césarée de Philippe. C’est là que se trouvent les sources du Jourdain, ce fleuve de vie qui irrigue la Géographie et l’Histoire Saintes. Là se trouvent cachées les cataractes du Jourdain (à Dan, précisément). Jésus emmène sa première Eglise dans ce lieu pour leur faire découvrir la foi comme une source jaillissante qui les transcende complètement. Une source qui ne vient pas d’eux, merveilleuse. Un psaume dit « A la source d’Israël, il y a Dieu »
La foi irrigue la vie, comme le Jourdain donne la fertilité.
La foi est une découverte que chacun peut faire, s’il prend le temps de suivre le Christ. Pas forcément longtemps, mais là où Il veut les emmener.
La foi est un jaillissement dans un monde païen, elle est cachée en chacun, à l’intérieur de nos paganismes comme un appel irrésistible de la Vérité qui rend libre.
La foi est une relation qui ne peut durer que si elle s’établit sur un Corps qui l’authentifie : « Tu es Pierre et sur cette pierre…. »
La foi n’est pas intuition personnelle, elle est au-delà d’un acte d’admiration du Christ : une expérience d’Amour qui permet à celui qui reniera Jésus de se savoir quand même sauvé et aimé de Celui qu’il trahira. La foi est Révélation d’un Amour de salut, sans mesquinerie.
La foi, c’est savoir qu’on est un mini-croyant, mais que notre mère Eglise nous éduque pour nous indiquer toujours qui est notre Père, puisqu’elle nous donne le Fils Unique. C’est toujours la mère qui affirme qui est le père !
La foi, ce n’est pas croire que l’on sait, c’est savoir qu’on a besoin de l’Eglise pour rester croyant !
Père Philippe Marsset, 20 ans de sacerdoce
Evangile du jour : Matthieu 16, 13-19
19:40 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 21 juin 2008
« Chrétien avec vous, prêtre pour vous»
Baptisé depuis 77 ans, confirmé depuis 65 ans, ordonné depuis 50 ans.
« Chrétien avec vous », vous en particulier avec lesquels nous avons parcouru un chemin de foi à différentes étapes de nos existences. Tous ont du poids dans ma vie, qu’ils le sachent ou non, que je m’en souvienne ou non. Là se situe une communion profonde dans la foi au Christ-Jésus au-delà du sensible et du temps. Jésus mort et ressuscité nous ouvre à la vie. « Jésus–Christ, c’est tout », parole qui m’a profondément touché aux tournants de la vie et de la foi, reste lumière.
Ce Jésus-Christ n’est pas solitaire. Il nous renvoie sans cesse à son Père : « Comme le Père m'a aimé .. Comme le Père m’a envoyé.. Je vais vers mon Père.. ». Il nous envoie l’Esprit qui vient féconder notre vie de foi. « Je vous enverrai l’Esprit qui vous fera comprendre mes paroles. ». Dieu communion d’amour. Dieu Amour. Nous sommes introduits dans le « mystère de la foi » que nous n’avons jamais fini de pénétrer et d’annoncer jusqu’à l’ultime de la vie. « Le chrétien sait quand le temps est venu de parler de Dieu et quand il est juste de le taire et de ne laisser parler que l’amour » nous dit Benoît XVI.
« Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur » Ces paroles du Concile Vatican II résonnent toujours en moi et en « vous avec lesquels je suis chrétien ». Amis qui ne partagez pas notre foi, vous êtes nos frères. Si notre cœur est parfois à l’étroit, nous savons « que le cœur de Dieu est plus grand que notre cœur ».
« Prêtre pour vous ». Jésus-Christ est venu « pour nous les hommes et pour notre salut »- « Il est venu pour servir et sauver ». Le prêtre est ordonné pour en être signe. L’eucharistie, « source et sommet de la vie de l’Eglise » comme le dit le concile est au cœur de la vie des « prêtres pour vous » que nous sommes. Est signifié au plus profond ce grand mouvement Pascal du Christ Sauveur. « Par lui, avec lui et en lui sont rendus à Dieu le Père Tout Puissant dans l’unité du Saint Esprit tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles ».
« Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » nous dit Jésus.
Que l’action de grâce habite nos cœurs. Que le Seigneur soit avec vous.
Père Michel Guittet
Evangile du jour : Matthieu 10, 26-33
Ce Jésus-Christ n’est pas solitaire. Il nous renvoie sans cesse à son Père : « Comme le Père m'a aimé .. Comme le Père m’a envoyé.. Je vais vers mon Père.. ». Il nous envoie l’Esprit qui vient féconder notre vie de foi. « Je vous enverrai l’Esprit qui vous fera comprendre mes paroles. ». Dieu communion d’amour. Dieu Amour. Nous sommes introduits dans le « mystère de la foi » que nous n’avons jamais fini de pénétrer et d’annoncer jusqu’à l’ultime de la vie. « Le chrétien sait quand le temps est venu de parler de Dieu et quand il est juste de le taire et de ne laisser parler que l’amour » nous dit Benoît XVI.
« Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur » Ces paroles du Concile Vatican II résonnent toujours en moi et en « vous avec lesquels je suis chrétien ». Amis qui ne partagez pas notre foi, vous êtes nos frères. Si notre cœur est parfois à l’étroit, nous savons « que le cœur de Dieu est plus grand que notre cœur ».
« Prêtre pour vous ». Jésus-Christ est venu « pour nous les hommes et pour notre salut »- « Il est venu pour servir et sauver ». Le prêtre est ordonné pour en être signe. L’eucharistie, « source et sommet de la vie de l’Eglise » comme le dit le concile est au cœur de la vie des « prêtres pour vous » que nous sommes. Est signifié au plus profond ce grand mouvement Pascal du Christ Sauveur. « Par lui, avec lui et en lui sont rendus à Dieu le Père Tout Puissant dans l’unité du Saint Esprit tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles ».
« Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » nous dit Jésus.
Que l’action de grâce habite nos cœurs. Que le Seigneur soit avec vous.
Père Michel Guittet
Evangile du jour : Matthieu 10, 26-33
19:20 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 14 juin 2008
La fidélité à l'usure du temps
Quelle distance parcourue entre le récit de l’Exode (première lecture) : "Vous serez mon domaine particulier, un royaume de prêtres, une nation sainte..." et l’évangile de Matthieu (troisième lecture) : les foules étaient abattues, comme des brebis perdues sans berger..."
En quinze siècles l’usure du temps a marqué de son empreinte le peuple choisi et privilégié. Non que Dieu ne soit plus fidèle à son alliance mais les hommes ont peine à durer dans la fidélité, tentés par la recherche parfois égoïste du pouvoir et la mise en avant de leurs intérêts.
Si cela arriva jadis...cela peut encore nous menacer vingt siècles après le Christ. La société contemporaine pourrait être tentée par la facilité du "chacun pour soi" qui privilégie les forts, les puissants, les nantis au détriment des faibles, des petits, des pauvres.
Le projet divin, toujours actuel, ambitionne de faire de tous et de chacun un prêtre, un prophète, un roi : ce qui sous-entend qu’il faille laisser la place à l’autre et le reconnaître dans sa dignité de fils et de fille de Dieu, alors même qu’il est malade, infirme, âgé, immigré, sans travail, mal vêtu ou mal logé.
Participer, avec ses moyens, à la transformation matérielle de la société est une bonne chose. Mais entretenir une relation, par la prière, avec Dieu est une très bonne chose : Elle permet de retrouver le sens de toute chose dont parlait Dieu à Moïse et qui fut vécue pleinement par Jésus, comme le rappelle saint Paul (deuxième lecture):" Lui qui est mort par amour".
C’est donc l’amour que nous découvrons et comprenons par la prière, qui peut nous tourner vers le prochain, parce que nous y aurons entendu Dieu.
Père Jean-Charles BARBOURE
Evangile du jour : Matthieu 9, 36 - 10, 8
En quinze siècles l’usure du temps a marqué de son empreinte le peuple choisi et privilégié. Non que Dieu ne soit plus fidèle à son alliance mais les hommes ont peine à durer dans la fidélité, tentés par la recherche parfois égoïste du pouvoir et la mise en avant de leurs intérêts.
Si cela arriva jadis...cela peut encore nous menacer vingt siècles après le Christ. La société contemporaine pourrait être tentée par la facilité du "chacun pour soi" qui privilégie les forts, les puissants, les nantis au détriment des faibles, des petits, des pauvres.
Le projet divin, toujours actuel, ambitionne de faire de tous et de chacun un prêtre, un prophète, un roi : ce qui sous-entend qu’il faille laisser la place à l’autre et le reconnaître dans sa dignité de fils et de fille de Dieu, alors même qu’il est malade, infirme, âgé, immigré, sans travail, mal vêtu ou mal logé.
Participer, avec ses moyens, à la transformation matérielle de la société est une bonne chose. Mais entretenir une relation, par la prière, avec Dieu est une très bonne chose : Elle permet de retrouver le sens de toute chose dont parlait Dieu à Moïse et qui fut vécue pleinement par Jésus, comme le rappelle saint Paul (deuxième lecture):" Lui qui est mort par amour".
C’est donc l’amour que nous découvrons et comprenons par la prière, qui peut nous tourner vers le prochain, parce que nous y aurons entendu Dieu.
Père Jean-Charles BARBOURE
Evangile du jour : Matthieu 9, 36 - 10, 8
21:20 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 07 juin 2008
Entrée réservée ?!
La réponse de Matthieu (Lévi) à l’invitation du Christ est fascinante. Pour deux mots, pour un appel simple et bref, pour un « suis-moi ! », il « se leva et le suivit ». Matthieu ne prend pas le temps de réfléchir ou de s’informer sur Jésus, de discerner ou d’évaluer sa proposition. Il ne prend même pas le temps de terminer ce qu’il faisait, d’avertir ses proches, ou d’expédier les affaires courantes : à ce simple et bref appel du Christ, il répond tout aussi simplement : « il se leva et le suivit ».
Matthieu perçoit bien la puissance de l’appel du Christ : s’il appelle, c’est par amour, c’est par grâce. Il perçoit que l’appel exigeant de Jésus contient tout ce qu’il veut lui donner, toute sa miséricorde, même s’il n’a aucune idée de ce que recouvre concrètement ce « suis-moi ! ». Or ces deux mots, à eux seuls, viennent le sortir de sa situation, de sa misère, de son péché, de l’asservissement dans lequel il s’est installé. La réponse de Matthieu est fascinante par sa radicalité et sa confiance dans le Christ, mais plus encore par sa juste perception de l’appel du Christ comme un appel puissant de son amour, de miséricorde et de grâce.
C’est bien la raison pour laquelle il y a tant d’invités et de pécheurs au repas que le Seigneur prend avec ses disciples, et leur présence révèle précisément le sens de tous les appels exigeants du Seigneur, de toutes les prophéties de l’histoire d’Israël, de toutes les remontrances du Seigneur à son peuple : elles sont une invitation aux pécheurs. Les invités au repas n’ont pas d’autre distinction que celle-ci : ils sont pécheurs.
Or, nous le sommes tous. Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre. Pharisiens, publicains et les autres, nous sommes pécheurs. Le reconnaître, c’est se rendre disponible à l’appel du Christ, c’est écouter où se tient le « suis-moi » que le Christ adresse. Le pharisien qui découvre qu’il est pécheur se découvre appelé, invité, pardonné, comblé de l’amour de Dieu. Comme à Matthieu, le Christ adresse sans cesse à chacun un « suis-moi » qui le tire de son péché pour l’établir avec Lui, dans la grâce d’un repas pris avec les autres pécheurs, dans la grâce d’une communauté eucharistique qui sait bien que de Lui seul vient toute miséricorde, tout pardon et tout bien.
Il n’y a vraiment pas de quoi s’offusquer que le repas soit réservé aux pécheurs !
Père Denis TOSSER
Matthieu perçoit bien la puissance de l’appel du Christ : s’il appelle, c’est par amour, c’est par grâce. Il perçoit que l’appel exigeant de Jésus contient tout ce qu’il veut lui donner, toute sa miséricorde, même s’il n’a aucune idée de ce que recouvre concrètement ce « suis-moi ! ». Or ces deux mots, à eux seuls, viennent le sortir de sa situation, de sa misère, de son péché, de l’asservissement dans lequel il s’est installé. La réponse de Matthieu est fascinante par sa radicalité et sa confiance dans le Christ, mais plus encore par sa juste perception de l’appel du Christ comme un appel puissant de son amour, de miséricorde et de grâce.
C’est bien la raison pour laquelle il y a tant d’invités et de pécheurs au repas que le Seigneur prend avec ses disciples, et leur présence révèle précisément le sens de tous les appels exigeants du Seigneur, de toutes les prophéties de l’histoire d’Israël, de toutes les remontrances du Seigneur à son peuple : elles sont une invitation aux pécheurs. Les invités au repas n’ont pas d’autre distinction que celle-ci : ils sont pécheurs.
Or, nous le sommes tous. Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre. Pharisiens, publicains et les autres, nous sommes pécheurs. Le reconnaître, c’est se rendre disponible à l’appel du Christ, c’est écouter où se tient le « suis-moi » que le Christ adresse. Le pharisien qui découvre qu’il est pécheur se découvre appelé, invité, pardonné, comblé de l’amour de Dieu. Comme à Matthieu, le Christ adresse sans cesse à chacun un « suis-moi » qui le tire de son péché pour l’établir avec Lui, dans la grâce d’un repas pris avec les autres pécheurs, dans la grâce d’une communauté eucharistique qui sait bien que de Lui seul vient toute miséricorde, tout pardon et tout bien.
Il n’y a vraiment pas de quoi s’offusquer que le repas soit réservé aux pécheurs !
Père Denis TOSSER
Evangile du jour : Matthieu 9, 9-13
19:15 Ecrit par St Pierre de Montrouge dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


