« « Je ne suis pas venu pour les justes, mais pour les pêcheurs. | Page d'accueil | Feuille paroissiale du 24 juin 2007 »

Le feu de la St Jean

Cette tradition d’allumer des feux le jour de la fête de St Jean Baptiste a été une façon (dans notre pays et ailleurs) de christianiser une fête païenne. Comme Noël le fut, pour placer dans le calendrier la date de la Nativité de Jésus-Christ. La naissance de Celui qui sera la Lumière du monde - le Christ Jésus - sera célébrée au solstice d’hiver (dans la nuit du 24 au 25 décembre au moment où la durée de la nuit commence à diminuer). Le jour de la naissance de son cousin (6 mois avant Jésus, dit l’Evangile de St Luc) sera donc célébré le 24 juin, jour du solstice d’été. « A la naissance du Christ, le jour grandit, tandis qu’à la naissance du Précurseur, il diminue » dira St Augustin.
Aujourd’hui, pour notre pays, ce feu illumine l’acte de foi incandescent de ces jeunes, ordonnés prêtres dans les cathédrales de nos diocèses. 12 pour Paris, 2 pour Angers (dont Denis Tosser en stage pastoral chez nous) et d’autres ailleurs.
Etre prêtre, c’est d’une certaine manière préparer les chemins du Seigneur, être ministre d’un Seigneur qui n’a pas d’autre voix que la nôtre (en Eglise) pour exprimer sa charité.
Etre prêtre, c’est prêcher - parfois dans le désert -, mais savoir qu’on le fait avec la force de l’Esprit qui fait comprendre que c’est la voix du Seigneur.
Etre prêtre, c’est vivre dans la chasteté et l’abstinence, une consécration qui est un don et un signe de Dieu et non un acte d’héroïsme.
Etre prêtre, c’est baptiser pour que d’autres reconnaissent le Christ.
Etre prêtre, c’est annoncer un Dieu Agneau.
Etre prêtre, c’est vouloir qu’Il grandisse et que je diminue.
Etre prêtre, c’est être saisi par le Christ et savoir qu’Il demeure en nous.

La coïncidence de cette fête de la Nativité de St Jean et des ordinations sacerdotales me donne aujourd’hui l’occasion de vous dire qu’être prêtre, c’est « du feu de Dieu ».


Père Philippe Marsset


Evangile du jour : Luc 1, 57-66.80

19:10 Publié dans Edito | Lien permanent | Envoyer cette note